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    A Dakar la jeunesse rencontre des difficultés sociales et économiques quotidiennes. Malgré des contextes sociaux, culturels, et politiques différents, les jeunes sont effectivement confrontés des mutations très profondes de vies liées à l’exode rural et à l’élargissement des lins sociaux en ville. Dans ce contexte, la religion peut devenir pour certains d’entre eux non seulement un recours spirituel salvateur, mais également de mobilisation pour résoudre les problématiques quotidiennes et lutter pour la transformation de leur environnement.

    La pratique religieuse est un acte qui est généralement une affaire de vieilles personnes dans notre société. Pour la plus part des Sénégalais pense que il faut être âgé pour s’adonner à la pratique religieuse. Mais de nos jours le constat qui est fait est que les jeunes sont devenus très intéressés par la religion. De nouveaux mouvements religieux urbains, chrétiens et musulmans, tournés essentiellement vers ce public de jeunes citadins, se spécialisent dans la dénonciation d’une société décadente qu’ils aspirent à ré-enchanter1. L’islam et le christianisme, pratiqués l’un et l’autre sous des formes diverses, connaissent un indéniable succès partout dans le monde et particulièrement en Afrique Subsaharienne. Certains de ces groupes religieux de jeunes, de plus en plus sécularisés, sont alors engagés dans des problématiques fondamentales de remoralisation des mœurs et de réislamisation ou d’évangélisation des sociétés. Ils représentent des microsociétés, des « espaces religieux » dans lesquels les jeunes adhérents, devenus des patriotes musulmans ou chrétiens, trouvent à la fois un réconfort spirituel, social, matériel, et un moyen de rêver à la construction d’une société plus en adéquation avec leur appartenance religieuse. Ils s’engagent dans de tels groupes car ils y nouent de nouveaux liens sociaux fraternels et y acquièrent la certitude d’un avenir meilleur grâce à une entraide communautaire. Ils y développent ainsi une nouvelle culture axée sur leurs préceptes spirituels, et une nouvelle manière de vivre à l’écart des contraintes de la vie civile.

    De leur côté, les leaders de ces mouvements savent que centrer leurs actions et prêches autour des problèmes de cette jeunesse citadine leur permet de se démarquer personnellement et de recruter facilement une population croissante en manque de repères. Chrétiens comme musulmans, ils orientent alors tous leurs discours vers une même critique sévère de leur société, décrivent le monde d’une manière apocalyptique et se présentent comme des sauveurs dont les enseignements religieux sont les seuls capables de ramener la paix et la justice sur terre. Porte-parole de leurs jeunes disciples, ils s’inscrivent dans une démarche de transformation progressive des mentalités par un enseignement de masse et certains d’entre eux passent même au politique comme mode de mobilisation et d’action.

    Certains de ces jeunes ont une croyance si fort à leurs guides qu’ils sont tentés de s’opposer à leurs parents. Une situation qui crée un véritable conflit de génération. Par contre d’autres groupes religieux inculquent à leurs adhérents une éducation islamique basée sur le respect de son aîné et de son prochain on peut en citer les dahiras qui sont  la marque de fabrique des confréries sénégalaises.

    Chez les chrétiens les mouvements de jeunes qui travaillent en collaboration avec l’église assistent leurs semblables à avoir une éducation catholique. C’est dans ce cadre que la journée mondiale de la jeunesse est mise sur pied et est célébrée par les jeunes de tous les pays du monde.

    L’adage qui dit qu’il faut que jeunesse se passe zest une réalité mais la vraie question est comment passée sa jeunesse ? Le jeune a un rôle importent à jouer dans sa religion comme l’ont fait les premiers jeunes qui ont crus au prophète Mouhamed (PSL).

    MOUHAMADOU SISSOKO


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  • Un Budget de rupture, voilà le qualificatif qu’on pourrait donner à ce présent Budget, tant du point de vue de sa conception que de sa mise en œuvre. Ainsi  le Budget 2011 est évalué à 197 800 000 FCFA soit un accroissement de 9.28 par rapport au budget de l’exercice 2010 qui était fixé à 181 000 000 F.

    Il a fallu attendre la réunion du 5 mars 2011 tenue à la mairie pour qu’enfin les élus locaux et autres conseillers municipaux accordent leurs violons pour l’examen et l’adoption du Budget de l’exercice 2011. Ayant en ligne de mire les objectifs assignés et tenant compte des trois contraintes que sont l’équilibre budgétaire en termes de recettes et de dépenses, le respect des instructions du Bureau Municipal et l’affectation des ressources au moins égales à celle de l’année 2010, le Budget de l’exercice est ainsi décliné :

    RECETTES

    162 150 000 FCFA, soient 78% des recettes totales représentent les recettes de fonctionnement. Les 35 150 000 FCFA restants correspondent aux recettes d’investissement.

    Pour ce qui est des recettes de fonctionnement, de nouveaux comptes sont crées dans le chapitre produits domaniaux. Il s’agit du comptes Droit d’Occupation du domaine Public (ODP) qui de fait est séparé du compte d’Occupation de la voirie publique où il était logé ; du comptes Location Echoppes et cantines en prévision des produits qui pourraient être collectés dans les nouveaux marchés.

    L’augmentation des taxes par rapport à la prévision de 2010 s’explique d’abord par la nomination de contrôleurs de spectacles qui permettra un meilleur recouvrement des taxes sur les spectacles, ensuite par un prochain envoi d’ordre de recette à la SDE pour le  paiement des arriérés des taxes sur l’eau. Et enfin par une sollicitation d’arbitrage des préfets de Thiaroye et de Rufisque pour le reversement des taxes sur les Distributeurs de Carburant que les stations Touba Oil ICS et ZAC ont versé respectivement à la Commune d’Arrondissement de Diamaguéne Sicap Mbao et à la Commune de Rufisque.

    DEPENSES

    Concernant les dépenses, 162 150 000 F CFA seront destinés au fonctionnement  et le reste soient 35 650 000 F CFA aux dépenses d’investissement.

    Ainsi pour ce qui est des dépenses de fonctionnement (162 150 000F), les ressources alloués au cabinet du Maire s’élève à 39 220 000 FCFA ; celles accordées au chapitre Secrétariat s’évalue à 52 980 000 F CFA. Ce dernier a connu une hausse par rapport à l’exercice 2010 ou il était fixé à 38 230 000 f CFA. Les dépenses  Education Santé Culture et Sport s’élève à 7 000 000 F CFA. Le montant accordé au titre de dépenses de fonctionnement au secteur Santé – Hygiène et Action Sociale est de 2 000 000 F CFA. Etc. etc.

    Quand aux dépenses d’Investissement (35 650 000 F CFA), elles ont été prévu pour prendre en charge la délocalisation de l’Etat Civil, l’embellissement et la sécurisation de la mairie et l’acquisition de moyens logistiques. La construction du mur de l’école élémentaire de la Cité SIPRES V est également prévue.

    Le Budget de la Commune et tous les actes modificatifs sont déposés à la mairie et ils sont tenus à la disposition du public. (Article 10 du chapitre portant Budget des collectivités locales). Code des Collectivités locales

    Souleymane POUYE


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    Mohamed Bouazizi ce jeune marchand ambulant tunisien qui s’est immolé le 17 décembre 2010, a soulevé la révolution qui a permis de faire partir le président Ben ALY. Cet acte a fait tache d’huile jusque dans notre pays et continu de se répandre avec de nouveaux cas notés dans tout le pays. Un phénomène qui est banni par toutes les religions révélées sur tout l’islam qui est la plus pratiquée dans notre pays mais aussi qui trouve une explication sociologique.

    Le vendredi 18 février 2011 à 10h GMT, Bocar Bocoum, un ancien soldat âgé d’une trentaine d’année s’immole devant les grilles du palais présidentiel, il rendra l’âme deux jours après. Ainsi le Sénégal vient d’avoir son Bouazizi qui ne va pas soulever une révolution mais va faire tâche d’huile dans le pays.  Une semaine après, Ahmed Tidiane Bâ âgé de 33ans se met le feu toujours devant la résidence du président de la république. Les cas se succèdent les mobiles et les localités diffères selon les personnes, le seul point commun de ces candidats à la mort le feu et rien que le feu comme les derniers cas notés à keurs massar et à Rufisque prés de rufsac.

    Le suicide un geste réprimé par toutes les religions révélées. L’Islam qui est la religion la plus pratiquée au Sénégal interdit le suicide. Il n’est pas permis à un croyant musulman de porter atteinte à son corps ou de penser qu’il peut décider de lui-même de la fin de sa vie. L’Islam voit le suicide comme un péché et un obstacle à l’évolution spirituelle. Cependant, les êtres humains ne sont pas infaillibles et peuvent commettre des erreurs…LIRE LA SUITE DANS LE 5e NUMERO DU JOURNAL PAPIER DISPONIBLE BIENTOT DANS LES KIOSQUES DE LA COMMUNE DE MBAO


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  • Des résultats positifs à l’actif du privé et des efforts à faire dans le public.

     

    Le nivaux d’étude a Mbao prend de plus en plus d’ampleur. Au  début la zone ne disposait que d’un seul établissement scolaire, l’école MAME WASSSOUR SECK (mws) qui ne pouvait accueillir tous les élèves. La zone n’avait ni lycée, ni de collège.

    Beaucoup de parents avaient des difficultés à inscrire leurs enfants, car la capacité de cet établissement public  était  limitée. D’ailleurs ce problème  a poussé certains parents à envoyer leurs enfants dans des activités lucratives notamment la pêche, a défaut de ne pouvoir les inscrire à l’école.

    Aujourd’hui la situation de la carte scolaire dans la commune  est tout autre.  De nouveaux établissements se sont implantés dans la zone. En plus de Mame Wassour Seck, on compte un nombre important d’école aussi bien publique que privées.

    Cependant la problématique du déficit d’infrastructure persiste encore. En effet selon Mr AÏDARA ancien directeur de l’école publique élémentaire Ndéye Marie, « il ya  un sérieux  problème d’effectif dans les classes et la raison de cette situation est simple. Parce que Mbao ne dispose que de deux écoles  publiques  élémentaires, alors que la population ne cesse de s’accroitre dopée par l’implantation de nouvelles cités notamment les Cité  SIPRESS, PARC, DAVIS, la POSTE  etc. »

    Cependant malgré les problèmes relatifs aux grèves des enseignants, les résultats sont acceptables surtout pour l’entrée en sixième et le CFEE.

    Pour ce qui est des établissements privés la situation semble meilleure, surtout quand nous prenons comme exemple l’école privée élémentaire Ndéye Marie. Cette établissement enregistre des résultats excellents chaque année et positionne ses élèves parmi les meilleurs lors des divers concours nationaux. En plus d’un taux de réussite à l’entrée en sixiéme de 100% en 2008/2009, l’une de leur élève Ndéye binta Ndour a été classée première au concours départemental  et régional et troisième au niveau national. Dans la même année, il a eu deux admis aux prytanie militaire en l’occurrence Cheikh. T. Seck et Yella Bâ ; en 2008 deux autres admis dans cette prestigieuse école d’élite.

    Toujours concernant les écoles privées, Nous avons aussi le groupe scolaire FOGNY qui se trouve à Keur Mbaye fall. Crée en 1997, cette école ne contenait que 3 classes à ses débuts, Aujourd’hui, elle en compte 21 regroupées en  trois niveaux ( le préscolaire, l’élémentaire, et le moyen secondaire).

    Monsieur DIEDIOU le directeur de l’école nous affirme que le niveau d’étude est bon, cette année ils ont eu un taux de réussite de 72% au BEFEM.la seule difficulté qu’ils ont c’est les retards de paiement des parents, raison pour laquelle parfois ils ont du mal à payer leurs professeurs.

    Aussi on peut citer l’EPECS (école privée Ama coumba seck) qui de par ces résultats aussi bien au BEFEM qu’au BAC a fini de le positionner parmi les meilleurs établissements privés de toute la commune d’arrondissement de Mbao.

    Mbao compte également un lycée et un CEM. Pour ce qui du lycée le proviseur affirme que le niveau est bon, cependant le seul problème qu’ils rencontrent c’est l’effectif, puisque c’est le seul lycée de toute la localité de MBAO. Aussi  les grèves fréquentes des professeurs, se répercutent  souvent sur le taux de réussite  au BAC.

    Quand au  CEM public de MBAO, elle a été créée en 2002, sur une superficie de 3350m2. le CEM de MBAO sis a KEUR Mbaye Fall  a connu une explosion fulgurante en passant d’un effectif de 482 élèves  en 2002 a  2193 en  2007, en cinq ans de fonctionnement.

    EL hadj  Ndiogou, ancien professeur de géo après 18ans d’enseignement et 8 ans de direction au CEM de DIAKHAO est le premier principal de l’établissement.

    Ainsi un partenariat Fécond a été noué avec l’association « la classe ». Celle ci est basé a Nice et contribue a la bonne marche  du CEM en lui fournissant ouvrages et matériels informatiques, ils disposent aussi de l’appui de la BAD.

    D’après MR Ndiogou,  le niveau de l’école est moyen. Aussi  leur plus grand problème c’est l’effectif pléthorique  des élèves, alors que l’école a été conçue pour une capacité de 802 élèves. Aujourd’hui est passée du plus au double. Cela se traduit par un manque de tables bancs ; parfois certains professeurs sont obligés de scinder la classe en deux groupes : double flux   matin et soir, pour pouvoir donner aux élèves un enseignement de qualité.

    Ce dernier lance aussi un appel aux autorités chargé de l’éducation a penser a certaines écoles de la banlieue et à  leur venir en aide par des subventions  en matériels et fournitures, mais surtout des livres car  ceux qu’ils ont dans leur bibliothèque ne peuvent pas couvrir tous leurs élèves.

     Mama TAMBOURA


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  • Votre journal vous fait mieux connaitre votre commune qui sert de porte d'entrée à la ville de Pikine. Elle constitue  à côté de Keur Massar, l'une des plus grandes communes en superficie (20km2) avec une population de plus en plus croissante.

    La commune d’arrondissement de Mbao est située dans le département de Pikine et plus précisément dans l’arrondissement de Thiaroye. Avec le décret 96-745 du 30 août 1996 portant création des communes d’arrondissement dans les villes de Pikine, Dakar, Guediawaye et Rufisque ; la Ville de Pikine a été divisée en 16 communes d’arrondissement dont la  commune d’arrondissement de Mbao.

    Selon les résultats provisoires du dernier recensement de 2002, la population de la commune est estimée officiellement à 26 011 personnes soit une densité de 1495 habitants au km2. La population masculine serait de 12 894 et celle féminine de 13 117 personnes. D’après les estimations qui ont été faites en 2004, la population atteindrait 30 000 habitants avec une densité de 1 545 habitants au km2. Ces estimations ont été faites sur la base d’un taux d'accroissement naturel de 9% entre 2002 et 2004 vu l’importance de la croissance démographique. Cependant il est important de souligner que la population de 2002 est sous estimée. En effet la commune connaît une urbanisation rapide, plusieurs cités ont été créées et parmi celles-ci les extensions de Grand Mbao, Petit Mbao et Keur Mbaye Fall, la  cité Sipres, le projet de la Sicap de 2000 logements et la ZAC qui à terme devrait abriter 200 000 habitants.

    Les limites de la commune d'arrondissement se présentent comme suit.  Au Nord : de l'extrémité nord-ouest du périmètre de reboisement en suivant la limite nord, puis la limite orientale jusqu'au débouché de la piste qui longe le sud du centre émetteur aéronautique civil puis celle-ci jusqu'à la limite occidentale du département de Rufisque. Al'est : limite occidentale du département de Rufisque, de la piste qui passe au sud du centre émetteur aéronautique jusqu'à la mer en passant par la route qui desserte la cité CAPEC à partir de la route nationale 1. La route nationale 1 jusqu'à son intersection avec la route du Cap des biches puis celle-ci jusqu'au foyer de charité. Le foyer de charité est compris dans le périmètre communal de Mbao. Ausud : le littoral de la limite départementale de Rufisque à la limite occidentale du village de Petit Mbao. Al'ouest : de la mer en longeant le mur de la Zone Franche Industrielle à l'intersection de la bretelle pénétrante de Petit Mbao avec la RN1. La RN1 jusqu'à la transversale de la limite occidentale du périmètre de reboisement de Mbao.

    La commune est répartie en plusieurs sous-ensembles distincts. Il faut ainsi noter les villages essentiellement lébous de Grand Mbao et Petit Mbao, plus anciens et ayant été à l'origine d'autres villages plus hétérogènes sur le plan ethnique comme Keur Mbaye Fall, Kamb et Médina Mbao Gare. A cet habitat traditionnel est venu se greffer un habitat de type planifié constitué par les cités comme la cité Ndeye Marie, la cité CAPEC, la cité SIPRES, les nouvelles cités de la ZAC. En effet les énormes potentialités de la zone sur le plan spatial contribuent à en faire l'une des rares zones d'extension de l'agglomération dakaroise soumise à une extrême pression foncière. Cependant l'un des faits majeurs qui a bouleversé tout le processus de développement de la commune et se traduire par des mutations majeures sur tous les plans (démographique, économique, social, spatial...) est le projet de la Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) de Mbao Gare, présentée comme une «ville nouvelle» et qui à terme devrait permettre de produire 750 logements par an. La cité CAPEC ainsi que d’autres telles que Asecna, SDV, Mame Sira, la cité Police constituent un élément de ce complexe futur.

    Lamine DIEDHIOU


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  • Un minimum d’investissement compris entre deux et trois millions. 

    Depuis quelques années, on constate que les écoles privées deviennent de plus en plus nombreuses dans la Commune d’arrondissement de Mbao. Ce qui entraîne une concurrence mais plus tôt positive.

     A cause de l’accroissement de la population de Mbao, la situation oblige que de nouvelles mesures soient prises pour assurer la formation des enfants dès le bas âge. D’où la nécessité de créer des écoles privées. Ainsi, c’est à partir des années mille neuf cent quatre vingt dix huit (1998) qu’on remarque l’apparition des écoles privées à Mbao. Comme en témoigne Monsieur NDIAYE, Directeur des études à l’Ecole privée Espérance : « Espérance est la première école privée de Mbao créée en 1998. Pour pouvoir contribuer à l’enseignement. Car comme nous le savons tous, on arrivera à un moment où les écoles publiques ne pourront plus prendre en charge tous les élèves. Raison pour laquelle nous investissons dans une école privée».

    Mais économiquement parlant, on note une légère différence dans ces écoles privées. Car certains disent que ça marche et d’autres soutiennent le contraire. Comme les dépenses sont nombreuses : le prix du loyer, le paiement de l’eau, de l’électricité et l’équipement en table banc,… En ce qui concerne l’autorisation qui permet le fonctionnement de l’école, on ne la paie pas. Il suffit tout juste de fournir quelques papiers. Comme nous le confirme Madame NDIAYE, Directrice de Mbao Horizon ou bien la déclarante responsable des études de cette école créée depuis Octobre 2000 : «Economiquement ça ne marche pas comme il faut. D’abord, dans une classe, l’effectif dépasse rarement 30 élèves. Mais aussi les parents ont une lourde dette vis-à-vis de l’école, une somme consistante environ 900 000 Fcfa.

    Certes, l’école a connue une extension mais cela ne veut pas dire que ça marche. C’est pour mettre mes élèves dans de bonnes conditions cas même c’est rentable. Aussi, je veux que vous sachiez une chose le fait qu’on a scindé la classe de troisième pour l’amener dans la nouvelle école Demba Coumba me pose énormément de problèmes. Raison pour la quelle, je n’ai pas eu d’admis en 2009 en BFEM ». Dans cet ordre d’idées, l’avis semble partagé par Monsieur NDIAYE de l’Ecole Espérance, mais cette fois-ci les raisons diffèrent : « moi, je peux répondre par oui et non …parce que nous avons des partenaires à l’étranger, des fondations basées aux Pays bas qui nous soutiennent financièrement. Ce qui nous donne l’opportunité de faire entrer gratuitement et gracieusement 30 % des élèves dans notre établissement ». Selon les informations reçues au niveau de l’école privée El hadj Ama Coumba SECK (EPACS), la réalité est tout à fait autre. L’EPACS est une très jeune école créée en Octobre 2005, située à Mbao extension. C’est le fruit d’une réflexion approfondie de quelques bonnes volontés qui ont appuyaient l’idée du Directeur Moussa SAMB. L’autorisation n° 003018/ME/SG/DPE est obtenue le 16 mai 2006. Alors, le collaborateur du Directeur en l’occurrence Moussa BADIANE nous révèle que : « Sur le plan économique, ça marche (on touche du bois), au début nous avions 10 classes et un effectif de 145 élèves et actuellement en 2010, l’école compte 18 classes et 600 élèves. Les professeurs sont payés par l’heure (1 700 Fcfa au premier cycle et 2000 Fcfa au second cycle. L’EPACS est dans une phase d’investissement, elle s’est dotée d’une salle d’informatique fonctionnelle, d’une quinzaine d’ordinateurs sont mises en place ».

    L’EPACS est donc disposée à collaborer avec n’importe quelle école privée pourvue que cela soit un partenariat basée sur la franchise et le respect mutuel. Par exemple, les Majors sont des partenaires de l’EPACS et de même que l’école privée DIANDY mais aussi le Lycée de Mbao dans le cadre des activités sportives car elle intervient dans l’entretien et la maintenance du matériel d’Education physique (E.P.S).

    Cependant, ce n’est pas facile d’ouvrir une école privée car d’après les informations reçues, il faudra une somme colossale qui tourne autour de 2 à 3 millions de Franc Cfa.

    Mais, c’est aussi très important de savoir que l’objectif principal pour la plus part des écoles privées, surtout celles de Mbao ce n’est pas uniquement l’argent mais plutôt la réussite des élèves. A L’EPACS, 30 élèves sont renvoyés en 2008 et 57 en 2009 pour insuffisance de travail ou mesure disciplinaire. Ainsi, vu la prolifération des écoles privées, on peut ne pas parler de concurrence mais elles soutiennent toutes que cette dernière doit être positive. D’autant plus que ce sont les résultats qui vont les dépasser.

    Amy Collé NGOM


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  • Le paysage politique sénégalais a toujours été occupé par des hommes qui la plupart ont dépassé la soixantaine d’années  et ont plus de 20ans de vie politique.sur le plan national comme local, le milieu politique a toujours été le chasse garde d’hommes politiques relativement âgés et ce pour une population composée essentiellement de jeunes. En effet la majorité des jeunes se considèrent mal représentés par la plupart des leaders politiques actuels.ils perdent leur confiance en l’idée que les hommes politiques peuvent améliorer les conditions de vie : on assiste à un véritable désenchantement politique. La commune de Mbao ne déroge pas à cette généralité ; depuis 2002 Mamadou Seck en est le maire : est ce à dire qu’il ne saurait y avoir d’alternance générationnelle ou alors les jeunes sont t ils capables de penser ’’politiquement’’ Mbao Info a cru important de faire une enquête sur l’’attitude des jeunes face à la politique. Qu’est ce qui se fait politiquement a Mbao au niveau des ‘’jeunes’’, quels sont leurs attentes, leurs aspirations, quels places leur sont accordés au niveau des formations politiques …Suite à lire dans le 4iéme numèro de votre Journal.


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  • Depuis  20 mois,  à l’instar des  structures  comme  Enda Jeunesse Action et Enfants  Jeunes Travailleurs, JCLT Interventions Sociales accompagne les enfants Talibés.

    Au sortir d’une journée de solidarité organisée le 02 Avril 2009  et sur la base d’un plan d’action adopté, les acteurs précités œuvrent sur le terrain dans le but d’atteindre les objectifs suivants :

    • § Améliorer  les conditions de vie des enfants talibés ;
    • § Adopter un cadre règlementaire  par les acteurs pour l’ouverture des daaras et
    • §  Réduire de la mendicité.

    Entre autres préoccupations, le plan d’action se résume en six (6) axes :

    • v Protection de l’enfance ;
    • v Hygiène et santé ;
    • v Amélioration du cadre de vie des daaras ;
    • v Citoyenneté ;
    • v Education et formation professionnelle ;
    • v Sports et loisirs.

     

    La tâche n’a pas été aisée  quand il s’est agi de suivre 350 enfants de 11 daaras inscrits dans une dynamique de migration interne et externe à la commune de Mbao. L’essentiel était pour nous de mettre le pied dans l’étrier en venant en aide à ces enfants dont l’avenir est d’avance compromis.

    La problématique demeure complexe et les faits  têtus comme du roc en ce qui concerne la situation des enfants talibés. Pour autant nous ne nous décourageons pas car il existe des remparts comme certains maîtres coraniques, le Ministère de la Famille, les organisations communautaires de base, les ONG et les populations pour nourrir et  soutenir ces enfants victimes de situations et de pesanteurs socio religieux.

    En toute modestie, notre organisation contribue à l’éducation, aux soins et à la protection de cette frange de la population.

    Cela peut surprendre mais parfois nous avons du mal à voir le bout du tunnel faute de soutien émanant des populations et des autorités. Nous avons mal en notre Sénégal en paraphrasant le psychopédagogue et clinicien franco canadien, Michel LEMAY.

    Après l’épisode des jeunes qui s’agrippaient sur les trains d’atterrissage des avions nous avons eu droit par la suite à l’émigration clandestine .Pour couronner le tout et comme si nous sortions d’un profond sommeil, nous découvrons les maltraitances et meurtres d’enfant relayés par la presse au quotidien.

    Nous sommes tous coupables, le petit talibé fait partie du décor de nos villes et de nos quartiers. Tout le monde s’offusque du sort de ces enfants «  gueux » sacrifiés aujourd’hui sur l’autel de l’apprentissage de l’humilité disons objectivement de la cupidité et de la criminalité de certains adultes sans scrupules.

    Nous sommes complices en nous terrant sous un silence ou en nous refugiant derrière le déni.

    En toute connaissance de cause, notre pays est entrain d’exporter de mauvaises images à l’étranger au travers de cette situation des enfants talibés  et en même temps il fabrique ses charges de demain. A titre d’exemple qui va soigner et assurer la sécurité sociale de ces jeunes sans instruction et sans métier ?

    N’est il pas temps d’user de notre arsenal juridique pour protéger ces enfants de la Nation ?

    Nous pensons que c’est possible à un niveau central et décentralisé de réglementer l’ouverture de daaras dans les communes. Mieux, une volonté  politique basée sur une synergie d’actions des acteurs sociaux et tutélaires permettra de sauver ces enfants aux itinéraires obscurs.

     

     

    Le Directeur

    Guirane DIENE

     

    Fait à Mbao , le 08 Décembre 2010


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  • Sénégal: Presse - Mbao info, l'ambition de valoriser l'information de proximité

     

    L'Association sportive et culturelle (Asc) de la Cité Ndèye Marie de Grand Mbao élargit son rayon d'activités. Elle vient de mettre sur pied le journal Mbao Info. Selon Souleymane Pouye, un des responsables, Mbao Info est un trimestriel d'informations de proximité. Il s'exprimait à l'occasion de la présentation du nouveau produit, au théâtre de verdure de Mbao. Le numéro 00 fait sa « Une » sur le réseau d'assainissement local. Outre l'éditorial, fenêtre est aussi faite sur la nouvelle troupe théâtrale de la Cité Ndèye Marie et le boycott de six Asc qui veulent une zone autonome. Le directeur du Livre, Abou Mbow, et le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Seck, font objet de portraits. On découvre, ces deux personnalités de la vie littéraire et politique nationale sous la plume des jeunes, mais surtout le témoignage des voisins et parents.

    Le journal offre aussi la vie de petites gens de cette paisible commune de la banlieue comme le reportage sur les transformatrices de poisson, le zoom sur Abdoulaye Cissé, le plus jeune conseiller de la commune d'arrondissement etc. Le directeur du livre a joué un grand rôle dans la mise sur pied de ce trimestriel. Initiateur du festival des journaux lycéens et promoteur des journaux Dakar Jeunes et Sama Culture, Abou Mbow a annoncé une nouvelle étape de l'information citoyenne : la valorisation de l'information locale par le biais des journaux d'informations de proximité. « Mbao Info n'est que le début », a-t-il souligné. "

    Le président de l'Assemblée nationale et par ailleurs maire de la commune d'arrondissement de Mbao a reçu, avant la cérémonie de lancement, l'équipe du journal dans sa résidence. Il a salué l'initiative des jeunes de la Cité Ndèye Marie et leur a promis son soutien. De l'avis de son second et représentant à la cérémonie de lancement, Mbao va bientôt se doter d'une radio communautaire pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance. Mamadou Diop a aussi, tout comme les différents orateurs qui se sont succédé, invité l'équipe de Mbao Info à développer le sens des responsabilités dans ses écrits. A cet effet, tous les membres de la rédaction ont, auparavant, suivi une session de formation sur les rudiments du métier de journaliste. Ils ont reçu, en marge de la cérémonie de lancement du journal, leurs attestations.

     

    Aly DIOUF.


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  • Une économie informelle aux impacts considérables

    Ces voitures banalisées appelées clandos n'ont pas de licence pour la plus part pour transporter des personnes. Tous les modèles de véhicules peuvent être clando. Ils convoient généralement quatre passagers (un devant à côté du chauffeur et trois derrière) mais vous pouvez également vous faire transporter seul après un marchandage. Ils sont présents dans toutes les grandes villes sénégalaises et ont parfois le monopole des transports dans les zones rurales. A Mbao, une véritable économie locale est animée par ces voitures qui cohabitent avec de nombreux autres acteurs économiques.  Cependant, les tares de cette économie locale ne manquent pas et parfois au grand dam des usagers. Votre Journal vous propose une enquête sur la vie du garage de clandos à Mbao en mettant l’accent sur les impacts socio-économiques.

    « Une gestion à améliorer et un site à mieux aménager »d’après les usagers

    Les usagers enquêtés jugent que dans l’ensemble la gestion est bonne .Cependant, d’après Mr Omar B. Dieng, professeur d’Histo-Géo au lycée de MBAO,  l’organisation peut être améliorée. D’après lui, les prix sont raisonnables. Cet avis est partagé par un autre usager demeurant a la cité SIPRES 5 M. Coly. Mais il a lancé un appel aux autorités pour la réfection du tronçon Cité Ndéye Marie-SIPRES.

    Une autre personne qui habite à Grand MBAO déplore le manque d’organisation au niveau du garage. Il a préféré garder l’anonymat mais soutient que parfois il y a de l’indiscipline notoire. En effet, il arrive qu’il attende 5 à 10 minutes avant de trouver un clando et d’attendre ensuite le chauffeur qui n’est même pas au courant que c’est a son tour de partir. Mme Seck déplore lui le manque de sécurité et de confort de certains clandos et la hausse anormale des tarifs. Pour Mlle Ndoye, les problèmes en période d’hivernage sont nombreux. La Mairie et les chauffeurs doivent travailler de concert pour régler le problème d’inondation. Elle juge qu’a défaut de cela, les chauffeurs pour ne pas gâter leurs voitures, sont obligés de les garer ailleurs. Mme Massaly déplore l’accueil au niveau du garage. Elle estime que c’est regrettable dans la mesure où c’est grâce aux clients que les chauffeurs gagnent leur vie. Elle ajoute que le croisement de Keur Massar est plus long que celui de MBAO alors qu’ils ont le même tarif. Elle insiste ainsi pour une révision à la baisse des prix.

    « Le garage est bien organisé malgré le soutien inexistant des autorités municipales » soutiennent les chauffeurs.

    Pour leur part, les chauffeurs affirment que le garage est bien organisé avec la mise sur pied d’un GIE. Une cotisation de 500 FCFA par jour et par voiture sert à payer les rabatteurs et le reste est versé dans une caisse. Cette dernière a permis l’électrification du garage, l’ensablement du site pendant la saison des pluies, l’adduction en eau et la construction d’une petite mosquée. D’après Amath Bousso, la commission gère bien le fonctionnement du garage et ils sont satisfaits de leur travail.

    Le garage compte environ 50 à 60 véhicules en fonction des périodes. Ils appartiennent aux chauffeurs ou à des patrons. Le versement journalier tourne autour de 6.000 à 7.000 F CFA. Pour ce qu’est de la lenteur à trouver le véhicule qui doit partir, les chauffeurs jettent la responsabilité aux rabatteurs. Ils disent que ces derniers sont payés et doivent effectuer normalement leur travail. En effet ces jeunes, frères ou amis des chauffeurs, ont été initié a la conduite et ont fini par avoir leur permis de conduire.  

    L’un des chauffeurs ajoute que les voitures sont dans un bon état même s’ils reconnaissent aussi que certaines méritent d’être réparées par leur propriétaire. Quant aux prix, les chauffeurs sont unanimes : « Les tarifs sont très adorables par rapport au trajet et aux nombreuses hausses de l’essence ».Par ailleurs, ils lancent un appel aux autorités pour la  réfection des routes. En effet, en période d’hivernage, ils rencontrent des difficultés pour aller à la Cité Ndéye Marie et la Cité SIPRES d’où la destruction de leur véhicule.

    Des acteurs économiques qui dépendent largement du bon fonctionnement du garage.

    Le vendeur de journal Ousmane Ba affirme que le garage fonctionne bien même s’il n’habite pas dans la zone. D’après lui le développement du garage aura des impacts positifs sur son activité. Ainsi il s’entend bien avec les chauffeurs qui lui amènent souvent ou achètent ses journaux. Du point de vu rentabilité, il déclare que son petit commerce se porte bien même s’il na pas voulu dire réellement ce qu’il gagne par jour.

    Vu les travaux de l’autoroute à péage, beaucoup de commerçants qui sont au niveau de la route risquent d’être déguerpis. C’est pour cette raison qu’il n’a pas voulu construire en dur.  Toujours sur cette lancée, une vendeuse de fruits et d’arachides déplore le déguerpissement de son kiosque qui lui a couté une fortune. Cependant, elle affirme que le fonctionnement du garage fait son affaire.

    Le vendeur de «  Tangana » lui souhaite un bon aménagement du site car les inondations lui portent souvent des préjudices. Il ajoute aussi que la taxe mensuelle de 4.000 F CFA est très élevée.

    Le vulgarisateur a coté lui soutient que son activité se déroule bien même s’il y a quelques problèmes cruciaux à résoudre. Il déclare que le garage n’a pas de toilettes malgré les nombreuses sollicitations faites à la Mairie. Un des laveurs de voitures rencontrés a mis l’accent sur le problème de disponibilité de l’eau. « Il arrive souvent qu’on nous chasse au niveau de la Mairie quand on y va pour chercher de l’eau qui coute chère dans le garage », dit-il. Leur revenu qui tourne autour de 500 FCFA par jour est très maigre d’où des difficultés pour trouver de quoi manger le soir. Ces laveurs, ont un parent ou un ami qui a une voiture qu’il aide tous les jours (dépannage, lavage, course dans le village…).

    « Il y a une bonne organisation du garage mais les problèmes ne manquent pas » soutient M. LOUM (Chef de garage).

    Il a d’abord présenté la commission qui datte d’un an. Au début, il y avait un bureau mais il été décrié par les acteurs d’où la mise sur pied de la commission. Comme il l’a si bien dit « la sagesse a prévalu » pour calmer les esprits qui commençaient à se chauffer. C’est ainsi qu’il a été jugé nécessaire de faire appel a la gendarmerie afin de jouer aux sapeurs pompiers. Ainsi la commission gère le fonctionnement du garage qui compte environ. Il y a versement de 500 F Cfa par jour et par chauffeur pour alimenter une caisse ouverte dans une structure de micro finance de la place. Ils ont établi deux lignes à savoir une qui va à Mbao pour 100 F Cfa (avec une route praticable) L’autre (Cité Ndéye Marie- SIPRES) avec une route plus longue est peu praticable est elle taxée à 125 F Cfa.

    Le Chef de garageM. Loum  affirme que tous les chauffeurs n’ont pas de voitures et ils jouent parfois le rôle de « rabatteurs » en guidant les usagers vers les lignes. Leurs rémunérations tournent autour de 2.000 F CFA par jour. Chaque année, les recettes de la caisse sont partagées entre les différents acteurs du garage (chauffeurs, rabatteurs, apprentis).

    Pour ce qui est des problèmes d’inondations, M. Loum constate que les constructions dans les zones d’extension de la Commune sont à l’origine de la stagnation des eaux dans le  garage. A cet effet, ils ont interpelé les autorités locales qui « n’ont rien fait jusqu'à présent ». Le garage finance ses propres projets  comme l’électrification, l’adduction d’eaux, la construction d’une mosquée etc. D’après le chef de garage « des taxes (droits de stationnement) sont prélevées par la Mairie de Pikine et sont destinées à l’aménagement du site ».

    Pour ce qui est de l’organisation interne M. Loum signale que les rabatteurs sont toujours rappelés à l’ordre. En effet ce sont les apprentis qui ne prennent pas parfois le travail au sérieux d’où une anarchie dont les clients font les frais. M. Loum revient sur la nécessité de bien aménagé ce site dans la mesure où « le garage est la porte de MBAO ». Il cite l’exemple de Rufisque qui dispose d’équipements tels que les toilettes, les cantines etc. Face à ces nombreuses difficultés que connait le garage, un bureau sera bientôt mise en place et de nouvelles activités génératrices de revenus seront initiées. Pour ce qui est de la sécurité, il assure les clients que les chauffeurs sont conscients de ce problème. Sous ce rapport, des sanctions sont prévues pour les apprentis, les rabatteurs qui se conduisent mal.

    Pour l’obscurité après le garage que certains usagers ont constaté - allant même jusqu’à accuser les chauffeurs - Loum insiste et persiste que c’est un problème de survie pour aussi bien pour les acteurs du garage que pour les usagers. Mais M. Loumdéclare que cela n’émane pas de leur responsabilité même si le GIE a pu électrifier le site du garage. Quant aux prix, il affirme qu’ils ont l’une des tarifications les plus basses et leurs prix dépendent de la hausse ou non du gasoil. Ils envisagent même d’augmenter les tarifs à cause de la récente augmentation de celui du carburant et du mauvais état des pistes. En effet, la réfection de ces dernières est une vielle promesse de la Mairie. Mais malheureusement, on constate que le chantier installé à la Cité Ndéye Marie, fabrique des pavés qui sont exportés ailleurs au lieu d’être utilisés pour la réfection des tronçons.

    Enfin,M. Loum lance un appel aux autorités pour rendre le garage accueillant et sécurisant. La cohabitation avec les autres acteurs économiques se passe très bien et chacun y trouve son compte. Le garage est présentement dans le domaine Pie 12. A cet effet, la Communauté Catholique a implanté une croix blanche pour marquer son territoire. M. Loum ajoute qu’il arrive même que le gardien de la paroisse leur interdise d’occuper les alentours du site. Il pose ainsi  la question du vrai propriétaire de cet espace.

    « La communauté catholique n’entend pas céder son titre foncier acquis en bonne et due forme malgré les nombreuses agressions du garage » affirment Mme Ndène et M. Badji, responsables de la liturgie du PI 12.

    Mme Ndène déplore « le tapage épouvantable au moment de la messe et l’utilisation abusive de leurs toilettes par les gens du garage » .D’après elle, le garage baigne dans le secteur informel qui se caractérise par le désordre occupation  illégale de l’espace. Cette situation met mal à l’aise la communauté catholique de Mbao d’autant plus qu’une partie de leur lieu de culte est utilisée comme toilette et comme dépôt de toute sorte. D’après elle, les gens du garage utilisent abusivement le site et risquent d’en faire un titre foncier alors que c’est le domaine de l’église .Pour le moment, elle affirme « qu’ils préfèrent garder le silence mais lorsque le besoin se fera sentir, ils reprendront leur territoire ». D’après ses propos « les catholiques sont trop passifs mais risquent de se froisser avec les acteurs du garage voire les autorités municipales » pour défendre leurs intérêts. Cependant, notre interlocutrice dit ne pas connaitre ce que la Mairie a conclu avec les chauffeurs.

    M. Badji aborde dans le même sens en précisant qu’ils attendent la décision de leur hiérarchie pour réagir face à la menace que constitue le garage .A cet effet il incrimine directement la Mairie et juge que la réaction ne va pas tarder. Tous les deux soutiennent que le site a été acquis légalement depuis 1955 par leurs prédécesseurs. A l’époque, l’église était dans la Zone franche industrielle (ZFI) et suite a une demande de l’Etat, la communauté catholique a cédé le titre foncier. Mais le terrain est resté inutilisé depuis lors par l’Etat et la ZFI ne demeure pas d’actualité de nos jours. Tout cela fait que le site revient de droit à la communauté catholique qui a ainsi occupée les lieux pour la formation des catholiques et pour des activités de scoutisme entre autres.

    Récemment et à leur grande surprise, ils ont été au courant qu’un promoteur a acheté le terrain abritant le site Pie 12 malgré la présence l’occupation des bâtiments par des catholiques qui exercent le catéchisme. La lutte engagée a abouti à une promesse du chef de l’Etat de rendre le terrain avec le titre foncier. Actuellement l’ancien mur qui est toujours là, est en train d’être réhabilité. Pour ce qui est d’une solution définitive, Mme Ndène ne l’exclut pas en disant que « l’église est dans ses droits et que les concessions seront du ressort des autorités catholiques ». Mais elle semble être pessimiste car elle nous annonce au passage qu’une banque a prévu d’acheter le site qui abrite le garage. Elle doute ainsi de la bonne cohabitation entre le garage et la banque.

    « Un plan d’aménagement avec des cantines est à l’étude pour une modernisation du garage » soutient Mr Pape Mactar Gueye, Conseil Municipal à la Mairie de Mbao, Président de la Commission Infrastructure,  Economie, Emploi, Développement

    M. Gueye pense que le transport à Mbao se porte bien avec les clandos qui assurent la desserte .Mais il a constaté que l’état du garage peut être amélioré et la sécurité par rapport à la route National renforcée. Afin de réduire les accidents comme celui d’il y a 2 ans, sa commission réfléchit sur l’aménagement et l’installation des cantines sur le site .D’après lui, cela rendra le site beaucoup plus accueillant pour l’intérêt de tous. A cet effet, un promoteur leur a même proposer un plan d’aménagement et des discussions sont entreprises avec la communauté catholique.

    Pour les tarifs, les autorités locales étaient intervenues pour leur régulation et une baisse a été observée lorsque les chauffeurs avaient taxé le tronçon pour Mbao à 125 F Cfa et SIPRES à 150 F Cfa. Cependant, il juge que le prix reste toujours élevé.

    En ce qui concerne l’aménagement du site pour résoudre les problèmes d’inondation à Mbao, M. Gueye déclare que la mairie a peu de moyens et que c’est la ville de Pikine qui doit initier les grands investissements. Il soutient que les taxes prélevées sont destinées à la mairie de la ville de Pikine et que la mairie de la commune d’arrondissement de Mbao ne doit prélever que les taxes d’occupation de la voie publique .Il constate par ailleurs que les équipements font défauts au niveau du garage et que seul un aménagement adéquat peut aider la mairie à avoir une main mise sur la gestion des clandos. Il a ainsi terminé ses propos en réaffirmant la volonté de la mairie de réduire voire  d’éradiquer l’insécurité. L’installation de  cantines et de toilettes sont aussi prévues afin de rendre plus accueillant le garage qui est la vitrine de Mbao.

    Les clandos sont pour beaucoup de gens le seul moyen de faire des petits trajets à des prix raisonnables. En effet, tout le monde n’a pas assez d'argent pour s'offrir le taxi. Cependant, vu les retombées financières considérables dont les acteurs du garage en tirent profit, une gestion harmonieuse de l’espace est obligatoire pour l’intérêt de tous.

    Dossier réalisé par Lamine DIEDHIOU etOusmane MANE


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  • «Si on ne réaménage pas le marigot pour le remettre dans sont lit naturel, Mbao sera appelé à disparaître»

    Le lit du marigot est occupé par des habitations. Cela va entraîner tôt ou tard des déplacements car en cas de retour d’une bonne  pluviométrie cette zone sera inondée. Les gens qui ont construit ou continuent encore de construire ont légalement acquis leur terrain  t obtenu des permis de construire. Pour en savoir d’avantage Mbao info a tendu son micro à Monsieur Momar Pouye président  de la commission environnement assainissement et amélioration du cadre de vie de la commune d’arrondissement de Mbao.

    Quelle est la situation du marigot aujourd’hui ?

    Le problème que nous abordons est d’une délicatesse extrême, mais dont les jalons ont été posé depuis longtemps. Il s’agit d’un processus de dégradation et d’ensevelissement progressif du marigot par le fait de conquête d’espaces habitables. Ce qui est une contradiction majeure parce que cette zone en réalité ne saurait être habitable. Cela fait partie des zones de bas fonds et le lit d’un marigot est le plus bas fond possible.  Vous avez une mare qui est entrain de se dessécher progressivement. Mais quelque soit la texture actuelle, pendant l’hivernage le marigot se  remplit d’eau jusqu’à ce que tous les maisons que vous voyez soient à une hauteur d’au moins 80 cm dans les eaux. Parce que tout simplement  cette zone n’est pas habitable.

    Quels sont les projets de la Mairie pour le marigot ?

    En réalité, il y’a quelques années, entre 2003 et 2004, on avait défini un Plan Local de Développement (Pld) qui a été réceptionné et vraiment validé en mai 2005. Ce plan faisait figure d’avant-garde dans le sens du développement social. Ce dernier prévoyait l’aménagement du marigot  pour finalement arriver à y faire aussi bien de la pisciculture sous toutes ses formes et même de l’élevage intégré pour que les berges soient  réellement aménagées en hauteur à l’image de la Seine.

    Apparemment ce plan n’a jamais été appliqué. Qu’est ce qui l’explique selon vous ?

    Malheureusement ce plan n’a pas été respecté à cause d’un manque de volonté politique. Parce qu’en faite, ce plan a été agrée, conçu et  considéré comme l’un des meilleurs et qui reposait sur des potentialités extraordinaires que seule la Commune de Mbao possédait à l’époque  c’est-à-dire la mer, le marigot et la foret avec des poches d’eau ou tout type d’agriculture était possible. Malgré cette sécheresse apparente il  fallait penser à un retour de la pluviométrie à son niveau normal. Et tout le monde a compris ce qui a conduit au plan « jaxaay » dans toutes les  zones de la banlieue. Ce processus de « Jaxaaysation » a été mené à Mbao, vraiment d’une manière éhontée. Et on se demande à vue d’oeil  comment on en est arrivé là

    Justement comment en est-on arrivé à cette situation ?

    En faite il y’a des gens entêtés, cupides ou menés par je ne sais quelle force souterraine pour arriver à coloniser le lit du marigot sous forme de  remblais ou d’aménagement qui coupent les voies d’eaux qui en réalité, pendant l’hivernage ne peuvent plus aller vers le marigot. Donc à la  limite toute la zone de mbao est inondable. Que se soient les extensions, Petit Mbao, Grand Mbao, Keur Mbaye Fall, jusqu’à présent il y’a des  poches d’eaux dans ces localités.

    Comment à t-on laissé les gens colonisés une zone inondable et pourquoi la mairie à laisser faire ?

    Les raisons sont difficiles à cerner mais on met en avant tout ce qui est cupidité et désir d’enrichissement illicite.

    De la part des autorités ?

    On ne sait pas qui est derrière mais c’est là ou à la limite que j’oserai demander un audit et une enquête approfondie pour l’ensemble des  problèmes qui se sont posés ici au niveau foncier parce que le problème se pose en terme global.

    Jetez-vous la pierre à l’équipe municipale sortante ?

    Non, finalement je constate tout simplement que cela n’a pas été fait et je me sens à la limite responsable autant que tout autre « Mbawois »  parce qu’en fait on a assisté à vue d’oeil à cette dénaturation de notre écosystème sous tous les angles. Maintenant force reste à ceux qui ont le  pouvoir pour contre carrer ou à la limite trouver des alliers de hauts niveaux pour arrêter çà. J’en ai récemment parlé à Monsieur le Ministre de  l’Environnement. J’ai aussi interpellé en haut lieu jusqu’à hauteur de la présidence de la république pour que la conscience soit développé sur ce  fait fondamental que si on ne réaménage pas le marigot pour le remettre dans sont lit naturel, Mbao sera appelé à disparaître dans le court terme.

    Etes-vous en mesure de situer les responsabilités ?

    Seule une enquête sincère, objective et vraiment mené en toute indépendance pourrait nous édifier. Parce qu’on te dit des fois que c’est des bras longs, des fois on te dit c’est des gens corrompus .les thèses sont variées. Mais c’est toujours soutenu par des gens qui ont pignon sur rue au  niveau de la mairie. En temps que président de la commission Environnement et Amélioration Cadre de Vie au niveau de la mairie,.

    reconnaissez-vous l’échec de cette dernière dans la gestion du marigot ?

    C’est un malheur pour Mbao, et je le dis en tant que « Mbawois ». C’est un malheur pour Mbao que des consciences d’un niveau intellectuel  aussi élevé que nous sommes ; et je me mets là dedans, soyons inaptes à endiguer ce processus qui a conduit à cette situation déplorable et  extrêmement dangereuse pour Mbao. Je prends mes responsabilités et c’est de ce point de vue que j’en appel à toutes les bonnes volontés, à  toutes les bonnes consciences à venir secourir Mbao. Il faut réaménager le marigot, le sauvegarder pour sauver Mbao. Tout simplement sauver Mbao.


    Souleymane POUYE
    Ousmane MANE


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  • La commune d’arrondissement de Mbao abrite le plus grand massif forestier de la région de Dakar. Il a été érigé en forêt  classée par l’arrêté de classement N°979/SEF du 7 Mai 1940 qui l’institue en Forêt péri urbaine. Mbao Info vous fait  découvrir le plus grand poumon vert de Dakar. Dans ce présent numéro, votre journal vous propose l’historique de la forêt en attendant d’aborder ses impacts socio-économiques dans la zone et de terminer par les questions relatives à sa  dégradation dans les prochains numéros.

     

    La forêt classée de Mbao est située dans le département de Pikine et se compose d’une grande diversité du point de vue écologique.

    La forêt classée de Mbao, située dans le département de Pikine, dans la région de Dakar, a été immatriculée au nom de l’Etat en Novembre 1908. Elle a été plus tard classée comme périmètre de reboisement le 7 mai 1940 par Arrêté 979 SE/F. La forêt classée de Mbao est limitée au Nord par les villages traditionnels de Boune, Darou Misseth et Médina Kell, au Sud par Petit Mbao et Grand Mbao, à l’Est par Kamb et Keur Mbaye Fall, et à l’Ouest par la Route Nationale N°1 et les bretelles de Petit Mbao et Fass Mbao. De cette époque à 1917, on ne sait pas grand chose de leur histoire ; sans nul doute les populations continuaient à exercer librement leurs droits d’usage. En 1917, lors de la création d’une station de pompage des eaux, l’administration décida de limiter, sinon de supprimer, les droits d’usage des populations et de procéder au reboisement du terrain. Débutées en 1918 par du filao (Casuarina equisetifolia), les plantations avaient pour objectifs la fixation et la protection des sols. Entre 1940 et 1955, plusieurs autres espèces furent introduites dans la forêt : Eucalyptus camadulensis, Prosopis juliflora, Anacardium occidentale, les rôniers, les baobabs (adansonia digitata) etc.

    Depuis 1996, avec la création des communes d’arrondissement par décret n°96-745 du 30 août 1996, la forêt se trouve actuellement dans la commune de Mbao et fait frontière avec celles de Keur Massar et Diameguène Sicap Mbao. Il couvre une superficie de 771 hectares et constitue le seul poumon vert de l’agglomération dakaroise en dehors du parc forestier de Hann. La végétation de la forêt classée de Mbao était jadis constituée d’essences locales jugées peu productives par le colonisateur qui l’a remplacé progressivement par des plantations de filao, d’anacardiers, de prosopis etc.

    La forêt dispose également d’importantes ressources en eau. En effet, en plus du marigot qui longe Kamb pour passer dernière Keur Mbaye et sous la RN1 pour aller à la mer, il y a des mares et des zones dépressionnaires à inondation temporaire. Il y a aussi un réseau de puits hérité du système de captage des eaux de pluies dont celui de Kamb qui est valorisé.

    Aujourd’hui, la végétation naturelle réapparait avec une régénération plus ou moins importante. La forêt classée  e Mbao constitue aussi un habitat indispensable pour l’épanouissement de la faune sauvage. On peut y trouver des mammifères, des reptiles, des oiseaux, des lagomorphes etc. En plus du patrimoine bâti, d’autres installations et équipements se trouvent dans la forêt classée. Il s’agit entre autre de transfert des ordures, du centre de dispatching de la SENELEC, du réseau de captage des eaux de pluies, du Racing club etc.

     

    La forêt classée de Mbao fait partie du domaine classé de l’Etat

    Du point de vue juridique, la forêt classée de Mbao fait partie du domaine classé de l’Etat. En vertu de l’article R14 du décret 98-164 du 20 février 1998 portant Code forestier, “l’élaboration du plan d’aménagement d’une forêt classée relève du Service forestier qui définit les règles de gestion les exécute ou les fait exécuter par un tiers”. Dans le cadre de la Forêt classée de Mbao, le service forestier a privilégié une cogestion compte tenu de la complexité de la problématique de sa conservation. C’est ainsi qu’il a initié une collaboration avec les collectivités locales intéressées par la gestion de la Forêt classée. Le protocole d’accord signé entre le service des Eaux et Forêts et l’ancien Conseil régional de Dakar entre dans ce cadre. Pour ce qui est de son accessibilité, La forêt est accessible par la route nationale N° 1, la route de Keur Massar vers la RN 1 et la route latéritique dite de la SDE qui traverse la forêt d’Ouest en Est. Le chemin de fer traverse la traverse également  dans le même sens.

     

    Une population hétérogène qui s’atèle à élevage, à la pêche, à l’aviculture, au commerce, et au maraîchage etc.

    La population est hétérogène essentiellement composée de Wolofs (dominante léboue), de Sérères, de Peulhs,   de Manjacks, de Diolas. Des villages traditionnels sont contigus à la forêt de Mbao. Certains sont érigés en communes d’arrondissement avec une population estimée à 270 937 habitants. Leurs  systèmes de productions forestières mis en œuvre sont divers. Ils permettent de subvenir à un certain nombre de besoins grâce aux produits qui sont générés. Les principaux systèmes identifiés à l’intérieur  et aux environs de la forêt classée de Mbao sont liés à la cueillette de produits non ligneux, le ramassage de bois mort, etc. Aujourd’hui cette forêt fait l’objet de convoitise de la part des promoteurs immobiliers, des collectivités locales et de l’Etat. Ces agressions essentiellement anthropiques avec l’urbanisation  actuelle de la zone constituent des menaces sérieuses pour les retombées socio-économiques de la forêt et pour le maintien de la  biodiversité de ce poumon vert. Dans son  prochain numéro, votre journal vous parlera des impacts socio-économiques dont dépendent  une bonne partie  des populations de la Commune d’Arrondissement de Mbao

    Mariame Khaly DIOP

    Pape Bogou Fall

    Lamine DIEDHIOU


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