• «Quand il vous est donné d’étudier, il faut le faire bien…»

    Pour ceux qui ne le connaissaient pas, son nom est Mamadou Mar Ndiaye. Il est jeune, la trentaine à peine. Mais il est très grand par la fonction qu’il occupe car il est Magistrat. De taille moyenne, les cheveux rasés, le teint noir, il passe inaperçu, tellement il n’en donne pas l’air.  Ce garçon, pardon, ce Monsieur à un parcours classique : « j’ai fais l’école élémentaire ici à Mbao à Mame Wassour Seck jusqu’à avoir mon  CEP. Mon cycle secondaire, je l’ai fait à Rufisque au CEM Abdoulaye Sadji. Le BEFEM obtenu en 1996, j’intègre le lycée ou j’ai décroché  mon BAC (littéraire) en 1999 », lance t-il. Le Diplôme en poche, Mar décide courageusement d’engager des études universitaires. Il choisit pour  ela l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, précisément à la Faculté de droit, réputée très difficile à cause de l’effectif pléthoriques et  des dures conditions d’étude qui y règnent. Néanmoins notre jeune homme poursuit son ascension universitaire. La licence validée, il décroche  sa maitrise en 2003.

    Il pousse encore les frontières pour obtenir son DEA en 2005. Lequel diplôme lui a permis de se présenter au concours de  la très haute et prestigieuse école de formation judiciaire logée à l’ENAM. Il sort haut la main de ce concours et intègre le corps prestigieux de la  agistrature. Depuis 2007, il exerce ce métier et siège au tribunal départemental de Rufisque. « Dans les tribunaux, il y’a les magistrats du  siège, les juges et les procureurs. Pour tout dire, on est là pour juger, appliquer le droit et rien que le droit » écise t-il. Il faut dire que  parallèlement à ces études, Mamadou a toujours intégré les mouvements associatifs car il fut président de la CERCAM (cellule des étudiants de  bao) et vice président de la FEB (Fédération des étudiants de la Banlieue).

    Le pari de l’excellence, le souci de toujours bien faire l’ont  propulsé à ce niveau. « Chaque étape de la vie d’un individu, correspond un défi. Et on se rend compte que les défis différent d’une étape à un  autre. Quand il vous est donné d’étudier, il faut le faire bien. Plus tard on fera le bilan comptable de notre vie. Et il restera aux autres d’apprécier », renchéris t-il. Agir de telle sorte que sa vie soit un bon exemple pour les autres, voila la voie que prône Mar, « vous savez, on parle tellement des jeunes de la banlieue, des jeunes défavorisés et nous habitons dans la banlieue. Donc nous devons tout faire pour que les  autres nous respectent et pour cela nous devons agir en bien et relever des défis ». Selon Mamadou Mar Ndiaye, une  personne doit avoir une  référence dans sa vie. Et « quand je dis référence, je ne pense pas à certains guides religieux. Je n’ai rien contre la religion. Mais on peut réussir  ans la vie. Il suffit seulement d’y croire. C’est ce que je dis tout le temps à mes frères » dit-il. Avec certitude, il avance  que rien n’est  impossible dans la vie,  ien n’est donné ni acquis à priori, il faut seulement se battre pour s’en sortir et ne jamais chercher d’alibis.

    Maitre  Ndiaye concilie bien sa vie de jeune et sa fonction de magistrat car pour lui, la jeunesse est un état d’esprit et le reste une question de physique car « on peut être jeune par la taille et grand par la tète » confie t-il. Et Mar de rassurer qu’ils ont bien été formés à l’école de magistrature pour faire face à ces situations. Bien qu’étant jeune et encore célibataire, Mamadou dit que sa fonction ne lui permet pas de fréquenter certains endroits ou de faire certaines choses. « Face à cette situation, il faudra être mesuré dans tous les sens car c’est la magistrature qui nous l’oblige.  Il faut agir dans la justesse et dans la sagesse car on est magistrat toute la vie ». Et quand Monsieur Ndiaye parle de sa Maman, on sent  l’émotion l’envahir « cette femme a beaucoup fait pour nous, pour qu’on puisse en arriver là. Je lui souhaite longue vie et beaucoup de santé et  je la remercie». Notre jeune Magistrat ne compte pas s’en arrêter là. Actuellement il travaille sur sa thèse de doctorat. En tout cas Mbao info lui  souhaite plein succès.

    Ndéye Gnagna NDOYE


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  • Votre journal vous fait connaitre le Commandant Moussa Fall, Chef de secteur forestier de Pikine, auteur du céleste slogan « Ensemble protégeons la forêt classée de Mbao ».


    Le Commandant Moussa Fall est un ingénieur forestier, spécialiste en faune, feu de brousse, détenteur d’un Diplôme  d’Etude Supérieur Spécialisé (DESS) en aménagement et décentralisation. Mon Commandant, comme l’appellent ces proches collaborateurs et sympathisants, est un homme ouvert et généreux comme le témoigne Tata Binta Wane, Présidente du Groupement Féminin de Kamb à Keur Mbaye Fall.

    Cet homme de charisme, qui est à la tête de la Direction des Eaux et Foret de Keur Massar depuis 2005 mène une politique participative à  travers sa gestion de la Foret Classée de Mbao. Il est à l’écoute de bon nombre d’acteurs qui travaillent sur la forêt mais aussi il implique les jeunes à travers les ASC, les éleveurs et les différents groupements féminins. Dans un souci d’une gestion partagée, il les sensibilise et définit avec eux des calendriers de reboisement.

    Le Commandant a l’habitude de dire que : « la gestion du foret nous engage sur toutes ses  formes ». L’action du Commandant Fall ne s’arrête pas à la gestion de la forêt. En outre, il accompagne bon nombres d’étudiants stagiaires qui viennent partout du Sénégal et dans le monde. C’est dans ce cadre que la Direction des Eaux et Forets a un département D’étude et de recherche qui accueille de nombreux étudiants stagiaires. Ces derniers proviennent de l’UGB, de l’UCAD, de l’université de Ziguinchor avec (faculté agro forestière), de l’école nationale des cadres ruraux de Bambaye et aussi de l’université de Metz (laboratoire de la biodiversité).

    Sur le plan politique, le Commandant Moussa Fall est en collaboration avec l’Ambassadeur d’Israël qui soutient le Commandant dans l’aménagement de la foret avec les acteurs de la base sur l’implantation d’un système goutte à goutte dont ils sont les pionniers.

     

    Mariame Khaly DIOP
    Pape Bogou FALL


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