Dans sa nouvelle rubrique découverte, Mbao Info vous présente l’une des plus grandes danseuses de la Commune. Son nom c’est Ndéye SAKHO qui a bien voulu nous accueillir chez elle pour répondre à nos questions.
Mbao Info : Bonjour, permettez nous d’abord de vous remercier pour ce chaleureux accueil. Nous vous disons aussi toutes nos félicitations pour le remier anniversaire de votre groupe que vous avez fêté le 15 juin dernier. Présentez-vous à nos charmants lecteurs?
Ndéye SAKHO : Je m’appelle Ndéye SAKHO. Je suis née à Grand Mbao et plus précisément j’ai grandi dans le quartier de cité Médine. Agée e 27 ans, j’ai été à l’école jusqu’à la classe des artistes (rires) CM2. Ensuite j’ai suivi une formation en coiffure mais je ne me sentais pas trop dans ce milieu parce que je m’intéressais plutôt à la danse.
M.I : Pourquoi avez-vous choisi la danse?
N.S: Je l’ai choisie par amour. Tout le monde sait que je suis issue d’une famille intellectuelle ce qui fait que mes parents n’ont jamais accepté que je devienne danseuse. Je me rappelle aussi que mes oncles me frappaient beaucoup pour que j’abandonne mais c’était en vain car je sentais qu’un jour je pourrais réussir.
M.I : Pouvez-vous nous retracer un peu votre parcours?
N.S:Comme on le dit tout début est difficile. A l’âge de 7ans j’avais commencé à danser le ballet. Malgré le refus de mes parents. Parfois, j’allais faire des répétitions en cachette Il m’arrivait aussi de fuir aux cours. Vers les années 2000 aussi, j’avais intégré le groupe de danse AJDM de Mbao pendant les oscars des vacances. C’était de grand moments pour moi car j’y ai rencontré pas mal d’artistes tels que Coumba Gawlo SECK, Guorgui NDIAYE et aussi Fallou DIENG qui d’ailleurs m’a beaucoup aidé financièrement et moralement. Je n’oublie pas aussi Ndella Khalass qui ma fait connaitre le milieu artistique. Elle m’a donné l’opportunité de sortir du pays. Mais au moment ou je vous parle, j’ai créé mon propre groupe de danse nommé « xaléyi lébougui ».
M.I : Est-ce que dans le milieu il ya de la concurrence?
N.S : Elle change de position en disant « way way akafé bari ». Il y’en a beaucoup et à cela s’ajoutent de la jalousie et des calomnies dans le milieu. Tout ceci fait qu’il faut être courageuse et sereine pour pourvoir continuer.
M.I : Comment préparez-vous un clip ou un spectacle?
N.S : Pour le clip, on nous paye la moitié de la somme convenue avant le tournage pour nous puissions acheter des habits et les accessoires nécessaires. Il faut dire qu’on gagne plus d’argent pour un clip que pour un spectacle car pour ce dernier on te donne seulement le transport. Pour la plupart des clips que j’ai tournés, je ne répète même pas les pas de danse. J’écoute seulement la cassette une ou deux fois et je crée mes propres pas.
M.I : Ne trouvez-vous pas trop sexy la façon dont vous vous habillez?
N.S : Bon moi de nature je suis sexy mais dans certains clips, c’est l’artiste même qui exige ces tenues sexy. Les gens nous critiquent tout le temps et comme moi je ne cherche pas d’ennemis, j’essaie de faire de mon mieux pour satisfaire tout le monde.
M.I : Rencontrez-vous des difficultés dans le milieu?
N.S : DIEU merci je n’ai jamais eu de difficulté et je ne le souhaite pas. Mais il y a des tentations et des chantages.
M.I : Vous avez bien dit des chantages ?
N.S : J’ai bien dit chantage surtout du coté des managers, ils ne nous facilitent pas la tache.
M.I : Quel est votre régime alimentaire?
N.S : Comme tout le monde matin, midi, soir des fois je ne mange pas la nuit pour éviter de grossir. On peut dire que j’ai une condition physique extraordinaire.
M.I : Quels sont vos objectifs?
N.S : Je veux acheter une maison pour ma mère et amener mon père à la Mecque.
M.I : Qu’est-ce que la danse vous a apportée?
N.S : J’ai construit un salon de coiffure, j’ai investi dans d’autres domaines que je ne peux pas vous dire ici. J’ai aussi beaucoup de connaissances et grâce à la danse j’entretiens ma famille.
M.I : Quels sont vos rapports avec les autres danseuses?
N.S : J’ai de très bonnes relations avec les danseuses et les danseurs surtout avec Dada la Rufisquoise que je salue au passage. Elle est comme une soeur pour moi, je la remercie ainsi que sa famille. D’ailleurs, à l’occasion de mon anniversaire, toutes les danseuses et les animateurs étaient présents Dada, Mbathio, Thiamas etc.
M.I : Avez-vous d’autres activités en dehors de la danse?
N.S : Comme je l’ai dit au début après ma scolarité j’ai appris la coiffure dans le salon de ma mère. Je suis aussi coiffeuse.
M.I : Comment vous vivez l’absence de votre grand-mère?
N.S : Son décès m’a beaucoup marqué. Vous savez c’est elle qui m’a élevé. Elle était ma complice et elle m’a également enseigné des choses que je n’oublierais jamais. Je prie pour que Dieu l’accueille dans son paradis.
M.I : Ndéye SAKHO est-elle mariée?
N.S : Non je suis célibataire.
M.I : Quel est le plus beau jour de ta carrière?
N.S : L’anniversaire de mon groupe « xaléyi lébougui ».
M.I : Que pensez-vous de la pluralité des groupes de danse? 
N.S : Je n’y vois pas d’inconvénient et comme je le dis souvent, la musique doit évoluer. Et c’est aussi une fierté de voir que les gens s’intéressent de plus en plus à la danse.
M.I : Quel est votre dernier mot?
N.S : Je vous remercie de votre déplacement et vous encourage. Je remercie également ma mère et tous les membres de ma famille. Je ne cesserais de remercier Fallou DIENG le lead vocal du « DLC ». Je n’oublie pas aussi mes voisins et mes fans.
Ndéye Aby THIOUNE
Amy Collé NGOM